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Abasie :
Incapacité de marcher, alors que le tonus, la force
musculaire, la sensibilité et la coordination restent intacts.
Abcès :
Amas de pus collecté dans une cavité néoformée .
On distingue :
- abcès chaud : abcès accompagné de signes inflammatoires
- abcès froid : abcès d'installation lente , sans réaction inflammatoire (
souvent secondaire à une tuberculose ou une mycose )
Un abcès peut prêter à confusion avec une tumeur maligne ou la compliquer.
L'abcès succède à une infection, il est souvent accompagné d'une inflammation,
mais un abcès froid donne, dans un ganglion ou un autre organe, une tumeur qui
peut se présenter comme un cancer. La distinction se fait par un prélèvement :
ponction qui retire le pus d'un abcès ou biopsie qui identifie une tumeur
maligne.
Certains cancers se compliquent d'une infection et donnent un abcès qui peut les
révéler. Un bourgeon, qui obture une bronche, empêche son évacuation et entraîne
une rétention de bactéries qui prolifèrent et provoquent l'abcès. Un ulcère
cancéreux favorise la pénétration de microbes donnant un ou plusieurs abcès Ã
proximité.
Abdomen :
L'abdomen (nom familier : le ventre) est le siège de
nombreux cancers. Il occupe la moitié inférieure du tronc, au-dessous du thorax
(séparé par le diaphragme qui est un muscle) et au-dessus du bassin
(vessie, organes génitaux) . C'est une cavité revêtue intérieurement par une
membrane, le péritoine, qui enveloppe les différents viscères en avant et laisse
en arrière une région rétro-péritonéale. Celle-ci contient principalement les
reins et l'appareil urinaire , des ganglions et du tissu conjonctif où passent
des gros vaisseaux (aorte, veine cave inférieure) et des nerfs.
Tous ces organes peuvent présenter une tumeur maligne. Les cancers digestifs
sont les plus fréquents dans les deux sexes : ils touchent principalement le
tube digestif – le côlon ou gros intestin, l'estomac, beaucoup moins l'intestin
grêle – les glandes qui lui sont associées – le pancréas et le foie – et la
vésicule biliaire. Chez la femme, les ovaires sont situés dans l'abdomen et une
tumeur de l'utérus (du corps utérin) peut également s'y développer. En arrière
du péritoine les cancers les plus fréquents touchent les reins ou les ganglions
lymphatiques (lymphomes). Le péritoine recouvre les parois internes de l'abdomen
et enveloppe les viscères, en particulier les anses de l'intestin en favorisant
leur glissement les unes par rapport aux autres lors des mouvements de la
digestion ou du transit intestinal. Il ménage une cavité virtuelle mais qui peut
prendre de l'importance, par la présence d'un liquide, d'origine mécanique ou
inflammatoire, qui constitue une ascite, ou après injection artificielle
d'air, pour pratiquer une laparoscopie.
Cette cavité péritonéale permet la migration de cellules cancéreuses d'un organe
à un autre, ce qui explique des métastases sur les ovaires à partir d'un cancer
de l'estomac (tumeur de Krukenberg). Elle est souple et offre une certaine
place, par exemple lors d'une grossesse, sans entraîner de trouble. Cela
explique que les cancers situés dans l'abdomen puissent se développer longtemps
et atteindre un volume important avant de se manifester par un symptôme
permettant de les découvrir.
L'abdomen s'explore par l'examen clinique qui permet de palper, plus ou moins
facilement selon l'épaisseur et le tonus de la paroi abdominale, les organes
profonds, y compris par l'examen au doigt du rectum (toucher rectal). Le médecin
peut aussi percuter pour déceler une zone sonore ou mate, normale ou anormale,
et ausculter les bruits des mouvements intestinaux qui peuvent être interrompus
lors d'une occlusion ou d'une perforation. L'examen de l'abdomen et de ses
tumeurs s'est beaucoup amélioré avec les moyens modernes de l'imagerie. Le tube
digestif s'explore par radiographie après déglutition d'un produit de contraste
opaque aux rayons X (baryte) pour l'estomac (transit œsogastroduodénal), après
injection par lavement d'un produit équivalent pour le côlon (lavement baryté),
l'appareil urinaire après injection intraveineuse d'un produit iodé (urographie
intraveineuse). L'échographie, le scanner et l'IRM explorent mieux les autres
organes de l'abdomen, avec ou sans produit de contraste. Les viscères creux
peuvent être aussi explorés par la vue à l'aide d'un tube rigide ou plutôt de
fibres optiques souples qui éclairent en même temps l'intérieur du corps
(endoscopie) : gastroscopie pour l'estomac, coloscopie pour le côlon, de même
que la cavité péritonéale (laparoscopie ou cœlioscopie) après y avoir injecté de
l'air qui se résorbe ensuite spontanément. Dans certains cas la cavité
abdominale ne peut être correctement examinée que par une intervention
chirurgicale (laparotomie) qui sert aussi à traiter un organe malade, par
exemple en enlevant une tumeur.
Abrikossof (Tumeur d') :
Tumeur bénigne rare formée de cellules qui contiennent
des granulations. Elle siège le plus souvent dans la langue mais peut être
située dans d'autres organes. Son ablation large par chirurgie permet de la
guérir.
Acanthosis nigricans :
Modification très rare de la peau qui accompagne le plus
souvent un cancer digestif, principalement de l'estomac. Elle est caractérisée
par un épaississement irrégulier et noirâtre des plis, dans les aisselles ou les
aines. Acathisie :
Impossibilité de rester immobile et de conserver d'une manière prolongée une
position, même confortable, des membres inférieurs.
Accident cérébrovasculaire :
Maladie cérébrale de loin la plus fréquente,
l'accident cérébrovasculaire ou ACV peut être de deux types: hémorragique ou
ischémique.
Accélérateur de particules :
Appareil utilisé en radiothérapie pour délivrer des
rayonnements ionisants détruisant les tissus cancéreux. Il comporte un
équipement qui accélère des particules chargées (électrons, protons...) jusqu'Ã
l'énergie cinétique désirée. Dans le traitement des cancers, on utilise des
accélérateurs d'électrons qui tendent à remplacer les " bombes au cobalt ".
Selon leur type et leur énergie, ils pénètrent plus ou
moins en profondeur comme le précise la dosimétrie qui calcule la dose reçue par
les différents organes.
Dans la salle de traitement, la tête d'irradiation est
fixée à la partie fixe de l'appareil et pivote de 360° autour d'un axe
horizontal, ce qui permet de traiter les malades couchés sur la table de
traitement avec plusieurs faisceaux de directions différentes.
Les " petits " accélérateurs émettent des rayons X qui ont des
caractéristiques proches des rayons gamma du cobalt 60. Ces rayons pénètrent peu
dans le corps et sont donc adaptés au traitement des tumeurs peu profondes
(sein, voies aéro-digestives supérieures, cerveau, membres). Les " gros "
accélérateurs sont des appareils onéreux et sophistiqués qui nécessitent une
maintenance rigoureuse. Ils émettent soit des rayons X qui n'entraînent aucune
réaction cutanée et peuvent avoir un rendement de 50% à 20 cm sous la peau,
adapté au traitement des tumeurs profondes (dans le thorax, l'abdomen ou le
bassin), soit des électrons dont on fait varier l'énergie pour irradier des
lésions superficielles.
Accoutumance :
Propriété de supporter, avec diminution de l'effet,
une dose de produit ordinairement nocive.
Acharnement thérapeutique :
Il y a acharnement thérapeutique lorsque des médecins ne veulent pas reconnaître
le caractère inéluctable et imminent de la mort d'un malade et multiplient à son
égard des actes et des moyens thérapeutiques " disproportionnés "
(P. Verspieren) avec leurs objectifs. Dès lors, le malade (et/ou sa famille)
n'est plus maître de quoi que ce soit, ni de ses souffrances ni de sa décision
de se voir les infliger ou non. Il va de soi que la plupart des médecins qui
font preuve d'acharnement thérapeutique n'en sot pas conscients et pensent
d'abord au résultat, à leur résultat, plutôt qu'à l'individu qui est leur
patient.
Par ailleurs, on ne peut pas toujours savoir si une
thérapie sera ou non considérée comme un acharnement par la suite ou si elle
donnera des résultats. L'acharnement sera considéré de fait si le patient ou la
famille s'est opposé à l'avis des médecins qui ont tout de même passé outre et
infligé indirectement ou directement des douleurs physiques ou morales au
patient alors que celui-ci est en fin de vie. De plus en plus, les médecins
évaluent ces facteurs avant de prendre une décision. la meilleure solution à ce
problème est le dialogue sincère entre la patient et/ou sa famille et le
médecin.
Acide aminé :
Les acides aminés sont des molécules de petite taille
qui possèdent une fonction chimique acide et une fonction amine. Ce sont les
plus petites pièces d'un édifice biologique dont une modification peut être Ã
l'origine d'un cancer ou s'observer comme sa conséquence. A l'état libre ils
jouent le rôle de messagers du système nerveux, de précurseurs de ces médiateurs
ou d'hormones. Ils peuvent également être liés les uns aux autres, la fonction
amine de l'un attachée à la fonction acide du suivant, en de longues chaînes
linéaires qui sont les protéines. Vingt acides aminés participent à la structure
des protéines. De la séquence de leur enchaînement dépendent la nature, la
structure et la fonction de chaque protéine. Cette séquence est déterminée par
l'information génétique contenue dans les acides nucléiques (ADN et ARN) qui
commande précisément leur succession, pièce par pièce, lors de la construction
(synthèse) d'une protéine.
Acide folique, acide folinique :
Médicament utilisé pour prévenir ou lutter contre
l'anémie.
Adénocancer :
Ce terme désigne un cancer ou carcinome développé Ã
partir du revêtement ou épithélium d'une glande, qui est dit bien différencié
parce qu'il reproduit de près le tissu glandulaire d'origine.
Adénocarcinome :
Carcinome développé à partir du revêtement ou
épithélium d'une glande. Il peut être bien ou peu différencié selon qu'il
reproduit de près ou de loin le tissu glandulaire d'origine. Les adénocarcinomes
les plus fréquents correspondent à des muqueuses (tube digestif) et à des
glandes à sécrétion externe (seins ou glandes mammaires, prostate) ou interne
(glandes endocrines, à l'origine d'hormones, comme la thyroïde). Ce sont les
cancers les plus fréquents qui représentent plus de la moitié des cas, surtout
chez la femme à cause du cancer du sein.
Adénofibrome :
Tumeur bénigne d'une glande dans laquelle les cellules
glandulaires sont mélangées à du tissu conjonctif. L'adénofibrome s'observe
particulièrement dans le sein de la femme jeune. Malgré l'absence de risque de
transformation maligne, il justifie une ablation chirurgicale limitée pour
établir la nature exacte de la tumeur et en débarrasser la malade.
Adénolymphome :
Tumeur bénigne et rare des glandes salivaires, aussi
appelée tumeur de Warthin, où les cellules glandulaires sont mêlées à des
lymphocytes.
Adénome :
Tumeur bénigne d'une glande. Toutes les glandes
peuvent être atteintes : glande endocrine à sécrétion hormonale interne
comme la thyroïde ou l'hypophyse, glande à sécrétion externe comme le
sein, la prostate ou les glandes sébacées de la peau, ou encore une muqueuse
comme celle du du tube digestif (dans ce dernier cas on parle aussi de polype ou
de polyadénome). De rares formes d'adénome dégénèrent pour se transformer en
adénocarcinome.
Adénomyome :
Tumeur bénigne d'une glande où les cellules
glandulaires sont associées à des fibres musculaires, par exemple dans la
prostate.
Adénopathie :
Atteinte inflammatoire d'un ou plusieurs ganglions
lymphatiques .Cette atteinte pathologique est fréquente au cours d'une maladie
cancéreuse. Elle est reconnue par l'examen clinique, au cou, dans les aisselles
et les aines principalement, sur les caractères suivants : augmentation de
taille par rapport aux ganglions normalement perceptibles dans ces régions
anatomiques, avec de discrètes variations selon l'âge et les individus,
caractère douloureux alors que les ganglions normaux sont insensibles, dureté
qui contraste avec une consistance habituellement ferme ou élastique, absence de
mobilité par fixation aux tissus voisins superficiels (peau) ou profonds. Dans
certains cas, I'adénopathie est inflammatoire, éventuellement ramollie en son
centre par suppuration due à une infection (abcès) ou par nécrose tumorale. Une
adénopathie est unique ou multiple, dans un seul ou plusieurs territoires. Une
augmentation (hypertrophie) du tissu lymphoïde ganglionnaire est parfois
accompagnée d'une hypertrophie d'autres tissus lymphoïdes, des amygdales ou de
la rate, plus rarement du thymus ou du tissu lymphoïde digestif. Les ganglions
profonds peuvent être visualisés et leur caractère pathologique affirmé ou
suspecté par des explorations d'imagerie médicale (radiographie simple,
scanographie, lymphographie ou écho.
L'origine d'une atteinte de ganglions lymphatiques peut
être:
- pour les ganglions du cou : la tête, le visage et les divers
organes du cou ;
- pour les ganglions sus-claviculaires : le bras, le sein, le contenu du
thorax et les divers organes de l'abdomen ;
- pour les ganglions de l'aisselle : le bras, le sein, la peau du dos ;
- pour les ganglions de l'aine : le membre inférieur, les parties
génitales.
La plupart des adénopathies sont secondaires à une
maladie de voisinage – le plus souvent une infection, mais aussi un
cancer – située dans le territoire dont la lymphe s'écoule vers le ganglion
correspondant. La propagation aux ganglions voisins d'un cancer primitif
représente l'étape régionale de la propagation tumorale (N de la classification
TNM), intermédiaire entre la tumeur initiale et la dissémination de métastases.
Elle témoigne de l'affinité des cellules cancéreuses pour les vaisseaux
lymphatiques. Ceux-ci sont plus empruntés que les vaisseaux sanguins en cas de
cancer des revêtements (carcinome) – plutôt que des tissus conjonctifs (sarcome)
– et en cas de carcinome épidermoïde – plutôt que d'adénocarcinome. Des
ganglions envahis au voisinage d'une tumeur se traitent principalement par
chirurgie (évidement ganglionnaire) ou radiothérapie externe. Il existe aussi
des adénopathies cancéreuses primitives (lymphomes) dues à la prolifération des
lymphocytes qui sont les principales cellules d'un ganglion lymphatique.
Adénosarcome :
Tumeur composée de cellules glandulaires (adénome)
associées à une prolifération maligne de tissu conjonctif (sarcome).
Adhérence :
Rapprochement ou accolement entre deux organes ou
tissus normalement indépendants. Désigne souvent une invasion cancéreuse étant
passée d'un organe à l'autre.
ADN :
Acide Désoxyribo-Nucléique : Acide nucléique, situé dans le noyau des cellules et qui contient les informations génétiques. L'ADN contrôle le fonctionnement de la cellule.
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